| Papa, c'est quand la fin du monde ? |
| Écrit par Marie-Line Viélet |
|
Vaste sujet que celui de l’Environnement… Il nous épuisera avant que nous ne l’ayons épuisé ! Nous allons quand même essayer d’en examiner quelques aspects. B. C. PAPA, C’EST QUAND LA FIN DU MONDE ? Mais comment faites-vous pour continuer à vivre comme si tout allait bien ? Pourtant, aux infos du 20 heures, on commence à parler sérieusement de tout ça dans les reportages de deux minutes… Vous ne pouvez pas dire que vous ne savez pas ! Quoi ? Eh bien que la planète brûle !! Ou, plutôt, que nous brûlons la planète… L’autre jour, j’ai rencontré un faucheur d’OGM, travaillant dans la recherche sur les végétaux (oui, il est bien placé pour savoir que les OGM sont un danger). Il m’a dit que, dans le centre de la France, les conifères (sapins…) sont tous en train de crever à une certaine altitude car ils sont très sensibles au dérèglement climatique. Ces bouleversements touchent déjà notre pays. Tout se détraque et va maintenant s’accélérer… Un premier indice : le réchauffement. Le climat va devenir de plus en plus sec chez nous, avec une montée du niveau des eaux marines, et de violentes tempêtes en perspective, le Bassin d’Arcachon et ses environs étant particulièrement concernés. Il y a aussi la surexploitation des ressources de notre planète bleue… Vous êtes au courant n’est ce pas, que dans dix à quinze ans il n’y aura plus de pétrole… ou si peu ! et qu’il faudra que l’on roule tous à vélo… (sauf les très riches, comme au début du 20 e siècle !). Peut-être souriez-vous à mes propos, peut-être croyez-vous que l’on va trouver d’autres solutions… Alors, éteignez la boite à images, si superficielle, et ouvrez des livres. Le grand frisson est garanti et les personnes sensibles sont priées de s’abstenir, car tous ceux qui s’intéressent au sujet depuis des dizaines d’années sont unanimes, il est presque trop tard. Certains pensent même que nous n’avons plus beaucoup d’années devant nous, avant que l’espèce humaine ne sombre. Le livre de Jean-Paul Besset est excellent parce qu’il aborde la situation désastreuse de notre environnement dans toute sa complexité. Il explique avec des arguments implacables, études à l’appui, comment nous en sommes arrivés là, et pourquoi nous ne réagissons pas. Il nous montre que l’idée du progrès illimité est une aberration, car notre terre est limitée en matières premières, en capacité d’absorption de la pollution, et en surface ! Son titre ? Comment ne plus être progressiste… sans devenir réactionnaire 1. Nous sommes dans un état de déni et d’engourdissement… comme la grenouille plongée dans l’eau froide d’une casserole mise sur le feu : à la fin, la bestiole meurt ébouillantée sans presque s’en rendre compte parce que la température de l’eau est montée progressivement… Allons-nous réagir ou faire les grenouilles ? Aujourd’hui, êtes-vous préparés psychologiquement à limiter vos déplacements, à acheter moins de produits emballés, à consommer moins d’eau, moins d’électricité ? Commencez-vous déjà à changer vos habitudes de vie ? Je vous invite à écrire au ChariVari pour nous faire part des gestes quotidiens que vous effectuez pour tenter de limiter l’incendie en cours. Chacun de nos gestes dans ce sens est important, parce qu’il montre que nous sommes conscients du danger pour nous de nous étourdir dans la consommation. Je vois toujours plus de voitures, de piscines, de climatiseurs, de sacs et d’objets en plastique, de mauvais aliments suremballés dans les supermarchés, de pelouses arrosées, de gadgets électroniques (téléphones portables, écrans plats d’ordinateur, de télé…)… Au nom de quoi ? du progrès ? de notre confort ? ou pour épater notre voisin (que nous ne connaissons pas) ? Ouvrons enfin les yeux sur notre gaspillage ! Oui, cela fait mal, et nous dérange terriblement… Surtout lorsque l’on sait que si tous les hommes et femmes du monde vivaient comme nous aujourd’hui, il faudrait six planètes. Notre seule issue (mais il est déjà tard) ne se fera que par l’arrêt de cette course effrénée à la croissance encouragée par les gouvernements et les publicitaires… Pour chaque produit acheté, issu de l’agriculture industrielle, ou d’usines, c’est notre mère nourricière, la Terre, qui est un peu plus polluée, et nous avec. Donc, consommons moins, mais de meilleure qualité, en ne lâchant jamais de l’oeil l’impact direct de nos achats sur notre environnement naturel. Nous faisons partie intégrante de la nature, à l’égal des autres espèces nous en sommes un petit maillon. Sans elle nous ne sommes rien. En la protégeant, nous nous protégeons.
1 - Le livre de Jean-Paul Besset est édité chez Fayard (20 euros). |
Ecrivez-nous au :
5 b, chemin de Pujeau-Perrin à Garrot 33830 BELIN-BELIET
Projection organisée par le Courant...
Stage de sensibilisation pour tout...
Première édition de cette recontre...
Accédez à toutes nos publications :
- Charivari
- Fiches flore
- Sylviculture naturelle
- Documents divers
Vie communale :
- Enfance, jeunesse
- Urbanisme
- Environnement
- Vie locale
Histoire & Patrimoine :
- Première guerre mondiale
- Aujourd'hui comme hier
- Bégon de Belin
- Histoires en vrac