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Amourette, Brize Briza media L., Briza minor L. et Briza maxima L.
Pour les botanistes, le terme « graminées » recouvre tous les membres de la grande famille des poacées, allant des minuscules et éphémères canches du genre Aira jusqu’à la majestueuse Canne de Provence, en passant, par exemple, par les chiendents, les fétuques, le ray-grass et les différents ancêtres des céréales cultivées. Le problème est que bien souvent les espèces de graminées, et notamment leurs feuilles, se ressemblent. Si l’on veut déterminer l’espèce précise, mieux vaut observer la plante au moment de sa floraison. L’Amourette commune (Briza media) et sa soeur, la Petite amourette (Briza minor), deux poacées répandues dans la région et pouvant atteindre les 50 cm de haut, se font remarquer en mai et juin par de nombreux épillets en forme de coeur pendus sur des rameaux très fins
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 Chez l’Amourette commune, ces rameaux et le dessus des fleurs sont d’une couleur violacée, ce qui permet même de repérer les populations denses à partir de la voiture : si vous apercevez un voile transparent rouge bordeaux qui semble planer au-dessus de la verdure des bas-côtés de la route, ralentissez et vous verrez apparaître des nuées de petits coeurs perchés qui se balancent au moindre souffle. Bon, à vélo ou à pied, les amourettes sont encore plus faciles à trouver ; entre Joué et Biganon, entre Haureuils et Saint-Magne ou encore entre le Lanot et l’Etang du Bran (et dans beaucoup d’autres endroits), vous ne devriez pas les rater. Quant à la Grande amourette (Briza maxima), rare et localisée, elle préfère les terrains sablonneux à proximité de la mer ; nous l’avons toutefois vue en 2010 en petit nombre au bord de l’autoroute sur la commune de Lugos. En gascon : tremblans, ou pedolh (pou).

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