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Pervenche
Vinca minor L. et Vinca major L.
 Si vous en avez dans votre jardin, vous l’avez sans doute déjà remarqué : la Pervenche n’a pas froid aux yeux. Certes, son pic de floraison tombe plutôt au milieu du printemps, mais on trouve des fleurs précoces dès le mois de janvier. Seules représentantes chez nous de la famille assez tropicale des apocynacées, la Petite et la Grande Pervenche sont considérées comme deux espèces distinctes, la première aux fleurs bleues ou violacées d’un diamètre de 2 à 3 cm étant véritablement indigène, la seconde aux grandes fleurs (4 à 5 cm) est cultivée depuis longtemps et s’échappe parfois des jardins.
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C’est probablement le cas de la plante prise en photo à proximité du Pont de Mesplet (Belin-Béliet), où elle doit marquer l’emplacement d’une ancienne habitation, à moins qu’elle ne soit arrivée là avec des gravats destinés à combler les ornières d’un chemin. La Pervenche aime les stations fraîches, ombragées, sous les chênes et dans les haies, sur un sol neutre ou peu acide. Les fleurs sont spectaculaires, mais les feuilles sont décoratives, elles aussi, opposées par deux autour de la tige rampante, coriaces et luisantes, elles ont en plus l’avantage d’être persistantes.Â
 Son emploi dans la pharmacopée ancienne lui a valu le nom populaire de Violette des  sorciers. Elle était censée guérir les morsures de serpents et on a dit aussi qu’elle entrait dans la composition des philtres d’amour au moyen âge. Surtout n’essayez pas, les recherches modernes en ont extrait un alcaloïde, la vincamine, puissant vaso-dilatateur.
En gascon : Pérbengue, Pervanche |